Henri Coupin

Résumé

Henri Coupin Les plantes originales (1909)

Qui n'a trouvé l'odeur de la pêche mûre dans une rose thé, l'odeur de la pomme de reinette dans les fleurs de l'arbre aux anémones, et l'odeur du camphre dans le bois de cette même plante ?
J'ai nommé les orchidées : devant ces fleurs où le merveilleux contour des formes s'allie si souvent à la richesse fastueuse des couleurs, on cherche des perceptions olfactives nouvelles, des arômes non encore sentis, qu'on imagine déjà originaux et surnaturels, comme les objets dont on voudrait les faire émaner. Mais on se leurre vainement.
Source : Gallica

Henri Coupin Les plantes originales (1909)

Le voyageur, que les dimensions de ces géants désappointent tout d'abord, trouvera peut-être bien vite une compensation en admirant leur beauté, qui, dans les descriptions faites de ces arbres, paraît avoir été négligée au profit de leur grandeur. Le gracieux contour de ces troncs énormes, la surface veloutée et la riche couleur de leur écorce, leurs branches noueuses, qui s'étalent comme les bras musculeux de quelque grand Briarée, le vert éclatant de leur feuillage élégant et mince, tout se combine pour en faire des arbres aussi beaux que grands, aussi majestueux que vigoureux.
Source : Gallica

Henri Coupin Les plantes originales (1909)

Je sais un petit village, aux environs de Quimper, dit M. Sergines, où tous les ans, aux approches de la Noël, se célèbre en grande pompe la fête du gui. Fillettes et garçons, ceux surtout qui ont dans le cœur un sentiment et qui rêvent de prochaines hyménées, se chaussent de gros sabots et s'en vont bras dessus, bras dessous, à la découverte. Ils s'égarent deux à deux dans la sombre forêt et cherchent le gui des chênes, le seul qui possède la vertu magique d'aider les amoureux et d'écarter les maléfices.
Source : Gallica

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