Fulgence Marion, Les merveilles de la végétation… (1881)
“ Les feuilles aussi, qui de nuit s'élancent d'un seul jet, et s'écartent, comme le palmier, en éventail pour faire place à la tige, paraissent, de jour, languissantes et incomplètes. Les bords en sont déchirés, inégaux, comme si la nature, impatiente de passer à une tâche plus agréable, n'y eût pas mis la dernière main. Le jour qui suivit la nuit où j'avais trouvé mes yuccas si beaux, je ne pouvais concevoir ma méprise. Mais le second soir, je retournai au jardin. Là, sous le plus suave clair de lune, s'épanouissaient mes chères fleurs, plus éclatantes que jamais. ”
