Résumé

Fulgence Marion Les merveilles de la végétation… (1881)

Les feuilles aussi, qui de nuit s'élancent d'un seul jet, et s'écartent, comme le palmier, en éventail pour faire place à la tige, paraissent, de jour, languissantes et incomplètes. Les bords en sont déchirés, inégaux, comme si la nature, impatiente de passer à une tâche plus agréable, n'y eût pas mis la dernière main. Le jour qui suivit la nuit où j'avais trouvé mes yuccas si beaux, je ne pouvais concevoir ma méprise. Mais le second soir, je retournai au jardin. Là, sous le plus suave clair de
lune, s'épanouissaient mes chères fleurs, plus éclatantes que jamais.
Source : Gallica

Fulgence Marion Les merveilles de la végétation… (1881)

Parmi les plantes précieuses qui croissent dans les forêts brillantes de l'Afrique, au delà du cap Vert, il est un palmier dont le panache se balance à dix mètres dans les airs et que les nègres appellent leur ami. Ceux-là même qui ont visité les splendides forêts des tropiques sont ravis à l'aspect de cette végétation vigoureuse et magnifique qui revêt les pentes inclinées vers la mer, et ne passent pas sans remarquer cet arbre, l'Élaïs guineensis, qui récompense avec tant de largesse les soins des habitants du rivage.
Source : Gallica

Fulgence Marion Les merveilles de la végétation… (1881)

Rien ne nous révèle avec plus de splendeur les ressources de la nature, dit-il, que la facilité avec laquelle celle-ci couvre de végétation et de vie toute la surface du globe. Là, elle semble ne se confier qu'à l'immense fécondité qu'elle accorde à l'espèce; ailleurs, elle emploie les procédés les plus ingénieux et les plus variés, pour transporter d'un pôle à l'autre ses fruits et ses semences.
Le nombre considérable de semences que portent certains végétaux en assure l'incessante reproduction, et sous ce rapport le calcul donne souvent des résultats inattendus.
Source : Gallica

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