Édouard Grimard, L'esprit des plantes : silhouettes végétales (1869)
“ Au début de l'existence, ces infiniment petits que l'œil nu ne saurait apercevoir, semblent possédés de la passion du cumul. Chaque atome nouveau-né est pris comme d'une sorte de vertige à l'entrée de ce beau royaume de vie qui s'ouvre devant lui. Éperdu, il hésite, avance, recule, se trompe d'avenue, prend d'abord celle qui conduit au règne supérieur, puis revient sur ses pas. « Non, dit-il, je ne suis qu'une plante » ; et, s'accrochant au rocher du rivage ou au bois mort que pousse la vague, il se met à germer. Merveille incomparable ! ”
