Passion (psychologie)

Définition et enjeux

Louis Bautain,  La Conscience, ou la Règle des actions humaines… (1861)

“ La passion excuse-t-elle les fautes qu'elle fait commettre? La passion atténue-t-elle, affaiblit-elle l'acte moral, à ce point qu'il cesse d'être moral, et par conséquent imputable? Telle est la question, et pour la résoudre il faut savoir ce que c'est que la passion. Nous le dirons rapidement, en faisant une courte excursion sur le terrain de la psychologie.
La passion considérée en elle-même, dans son essence, se compose de deux éléments, la sensibilité et le désir. Le désir naît de la sensibilité, excitée par ce qui lui plaît ou lui déplaît, par une impression agréable on désagréable.
”
Source : Gallica

Augustyn Jakubisiak,  La pensée et le libre arbitre (1936)

“ Or, la psychologie nous apprend que la passion est un phénomène composite qui tient de l'émotion et de l'inclination et qui relève aussi de l'habitude. Où peut la définir comme une inclination devenue exclusive, fixée dans une habitude et arrivée à un degré élevé d'intensité. Mais si la passion n'est qu'une forme intense de l'inclination, elle éclate de la même manière que celle-ci. Tant qu'existe l'équilibre entre les inclinations et les instincts de l'homme, tous ces instincts et inclinations disposent d'une part égale d'activité et de sensibilité. ”
Source : Gallica

Michel Arthur Castle,  Phrénologie spiritualiste : nouvelles études de psychologie appliquée (1862)

“ Il y a encore un état au-dessus du désir, et 'que nous appelons passion, mot qui, malgré son application plus générale aux tendances les plus personnelles et à leurs combinaisons, se rapporte aussi aux facultés morales et intellectuelles, dans tous leurs modes de manifestation. Pour ce qui concerne les sentiments, le mot passion est employé pour en désigner les écarts, aussi souvent que l'essor légitime. ”
Source : Gallica

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