Augustyn Jakubisiak

Résumé

Augustyn Jakubisiak La pensée et le libre arbitre (1936)

C'est dire, en d'autres termes, que le libre arbitre humain est fonction d'une double indétermination, celle du sujet et celle de l'objet d'une action volontaire. Si le sujet humain était toujours soumis à l'intelligence, son choix ne se porterait jamais que sur le nécessaire, c'est-à-dire sur l'être déterminé en soi, réalisé, achevé et universel. Mais puisqu'il y a en lui un fond d'individualité et par cela même de matérialité, l'homme est susceptible de vouloir quelque chose de contingent, d'indéterminé, de particulier et d'inexistant.
Source : Gallica

Augustyn Jakubisiak La pensée et le libre arbitre (1936)

Si nous nous sommes méfiés, tout à l'heure, des idées que les hommes se font de Dieu, nous nous méfierons encore davantage de leurs manières d'interpréter sa volonté. Il n'est vraiment pas de sottise, d'action stupide, de forfait, de crime même que les hommes n'imputeraient à la volonté divine. Ceux
qui ne se donnent jamais la peine de s'enquérir des desseins de cette volonté, et qui cherchent à faire prévaloir en tout, leurs projets, les plus insensés ou les plus iniques, ne manquent pas d'accuser Dieu des conséquences néfastes de leurs propres entreprises.
Source : Gallica

Augustyn Jakubisiak La pensée et le libre arbitre (1936)

La passion ne constitue-t-elle pas en effet ce qu'il y a en nous de plus prompt, de plus spontané et de plus indomptable ? N'éclate-t-elle pas soudain, comme un volcan, détruisant tout ce qu'elle rencontre sur son chemin et qu'elle ne peut s'assujettir, troublant la vie physique et morale de l'homme, introduisant du désordre jusque dans sa vie intellectuelle ? Aussi l'appelle-t-on à juste titre une force aveugle, l'assimile-t-on même à la folie, non seulement à cause de ses ravages, mais encore en raison de son caractère indélibéré et irrationnel.
Source : Gallica

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