Gaston Rabeau

Résumé

Gaston Rabeau,  Le jugement d'existence (1938)

“ De même que le jugement d'extériorité pure est inaccessible, puisqu'il consisterait à établir une existence qui ne serait pas déjà un concept, le jugement d'intériorité pure est inaccessible pour le motif inverse ; il serait pure unité, absence de distinction, inexprimable. L'être, tel qu'il se déduit de cette intériorité pure, est absolu : il n'a pas de conditions. Il est infini : car la réflexion ne conduit qu'à l'unité. Il est éternel, puisque les distinctions du temps en sont absentes. L'être est pris ici, non comme prédicat, mais comme modalité, comme pouvoir de poser l'être. ”
Source : Gallica

Gaston Rabeau,  Le jugement d'existence (1938)

“ Si l'existence dans le jugement n'est que copule (si donc elle est niée comme concept ou comme intuition) , il y a une exigence plus profonde encore que celle de l'être, à savoir celle de l'un. L'Un est la raison d'être invisible de la science, de l'art, de la moralité, de la religion, l'inspiration la plus foncière de l'esprit et ce qui fonde le spiritualisme ; et cette unité, raison de tout, se présente avec les attributs divins. Il est vrai que l'Un est au delà de l'être, au delà de la conscience : on n'a pas le droit de le limiter en l'affirmant. ”
Source : Gallica

Gaston Rabeau,  Le jugement d'existence (1938)

“ Sans doute, la nature humaine est dans Socrate, et en attribuant à Socrate d'être fils de Phénarète, je l'attribue à la nature humaine, mais je ne le lui attribue qu'en raison de l'individu en qui elle est : c'est une attribution de fait, non de droit. Il n'y a pas à chercher une cinquième sorte de « prédication », un jugement qui exprimerait, non plus des relations essentielles, ni des relations étrangères à l'essence, mais l'unité même de l'essence. Tout jugement relie des termes, tout jugement est une relation, et va, par conséquent, plutôt vers le morcelage que vers l'unité. ”
Source : Gallica

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