Édouard Decaudin- Labesse

Résumé

Édouard Decaudin- Labesse,  Promenades en forêt...

“ A la vue de Max, l'étrange créature s'était enfuie en poussant un cri d'épouvanle. Le jeune homme s'était hâté de protester qu'il ne voulait aucun mal à la pauvre femme; mais comme l'agitation de la malheureuse augmentait à mesure qu'il se rapprochait d'elle, il avait fini par s'arrêter, afin de lui permettre de s'éloigner.
— Vous avez bien fait de ne pas l'inquiéter, Monsieur Max, s'écria Mme Bocquet à ce récit, c'était Denise Corbon; on est si méchant avec elle qu'elle a peur de tout le monde.
— Serait-ce la personne qu'on appelle la folle de la forêt?
demanda Mme Vigerie.
”
Source : Gallica

Édouard Decaudin- Labesse,  Promenades en forêt...

“ Au printemps, quand s'éveillera La nature ranimée, Écoute, ô ma bien-aimée, Le bouleau qui te parlera.
Elle se souvint d'avoir parlé, un jour, de ces muettes et poétiques demandes en mariage en usage chez les Lapons ; elle comprit pourquoi Max ne lui avait pas donné sa chanson devant tout le monde.
Elle ne jeta qu'un coup d'oeil sur la dernière strophe, ramassa les branches aux feuilles déjà pâlies par l'automne et resta
quelque temps à songer, debout devant sa fenêtre, les yeux fixés sur l'horizon fermé parles masses profondes des bois.
”
Source : Gallica

Édouard Decaudin- Labesse,  Promenades en forêt...

“ Les choses ne se passent pas de même dans l'épaisseur des massifs; les chasseurs emplumés ont tant de fentes d'écorce à sonder, tant de branches à nettoyer, tant de brindilles à gratter, tant de feuilles à inspecter, qu'ils n'ont parfois pas le temps de se construire des nids et nichent où ils peuvent : dans les huttes abandonnées par les charbonniers, comme la mésange charbonnière, dans un trou d'arbre ou de mur comme les mésanges noires et les mésanges bleues, ou dans un vieux nid d'écureuil, comme la mésange huppée. ”
Source : Gallica

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