Résumé

L'art d'enluminure : traité du XIVe siècle (1927)

Ayez soin que vos racines de curcuma soient découpées bien proprement et finement ; mettez-en le poids d'une once dans une mesure d'eau ordinaire, égale à celle qu'on nomme à Rome petita ; mêlez-y d'alun de roche une drachme : le tout dans une terre vernissée allant au feu. Laissez fondre et amollir les drogues tout le jour et toute la nuit, et quand vous les verrez d'un beau jaune, mettez-y une once de céruse de plomb bien pilée ; remuez avec un bâton, puis mettez sur le feu un instant, toujours remuant pour empêcher l'écume de se former 2.
Source : Gallica

L'art d'enluminure : traité du XIVe siècle (1927)

Il faut passer au maniement qui se fait de ces couleurs pour peindre. Détrempez-les premièrement dans l'eau de gomme, où quelques-uns ont soin de verser deux ou trois gouttes de blanc d'oeuf ; mais cela doit être remis à votre discrétion selon que l'expérience vous en fera voir l'avantage. Je suppose ici qu'il s'agit d'étendre la couleur au pinceau ; si c'est la plume que vous en chargez, pour faire par exemple le corps des lettres, on peut détremper le bleu soit à l'eau de gomme, soit au blanc d'oeuf, auquel quelques-uns mêlent du sucre, gros comme un grain de blé.
Source : Gallica

L'art d'enluminure : traité du XIVe siècle (1927)

Vous prendrez du plâtre des peintres de qualité parfaite, trois parties, de bol d'Arménie une partie, vous broierez le mélange sur la pierre de porphyre parfaitement bien. A la poudre ainsi obtenue vous mêlerez la liqueur dont j'ai donné la recette, en même quantité que vous faites dans la préparation du cinabre pour écrire. Vous mêlerez et pilerez sur la pierre de porphyre, vous ferez sécher au soleil : la matière une fois sèche sera raclée au couteau, recueillie sur du parchemin et gardée en lieu sec.
Source : Gallica

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