Floris Delattre, Le verger défleuri... (1905)
“ Où l'on se sent honteux de soi, presque avili Du froid contact d'amour dont vibra notre bouche, Des baisers où devait resplendir l'Infini. V Et mon cœur s'est enfui de l'auberge des sens, Furtif, comme un voleur soudain pris de remords, Environné de mes rêves d'adolescent Tristes et défleuris, comme des enfants morts. Mon cœur fuit éperdu : car, là-bas, sur la route Où naguère il marchait en robe de candeur, La meute de mes sens s'est ruée en déroute, Aboyante et sauvage, attirée à l'odeur Des baisers de la veille ”
