Robert Charbonneau, Les Désirs et les jours
“ Marguerite crie : « Auguste, viens ! » Il se penche sur elle, elle le serre de ses deux bras où toutes ses forces se sont portées. Dans ses yeux, pendant les crises qui se prolongent au point qu’elles ne lui laissent presque plus de répit, passent des visions d’épouvante. Le regard est tourné en dedans et les lèvres se figent dans un rictus mécanique qui n’a plus rien d’humain. Il s’efforce de la rassurer. Il est calme, plus calme qu’on ne l’est à quatre heures du matin, quand on n’a pas dormi depuis trente-six heures. « C’est de ta faute », crie-t-elle avec colère. ”
