Résumé

Marcel Triaire La femme du chef de gare : roman gai (1950)

Enfin, ne pouvant plus contenir son irritabilité, elle se leva, fit des adieux rapides et s'enfuit sous les amabilités sarcastiques de la belle Germaine qui s'en donnait à cœur joie.
— Voilà, dit-elle à son mari, cela vaut mieux qu'une scène orageuse.
Rentrée chez elle, Eugénie jeta son ombrelle dans un coin et son chapeau sur une chaise ; elle voulut se rafraîchir et cassa un verre...
— Tu me payeras tout ça, s'écria-t-elle en pensant au baron, furieuse, humiliée...
S'il y a un dieu pour les amoureux, peut-être y a-t-il un demi-dieu pour les jaloux.
Source : Gallica

Marcel Triaire La femme du chef de gare : roman gai (1950)

Il n'en faut pas plus pour faire lever dans le cœur d'une femme à l'égard d'une autre femme un sentiment de haine...
La musique était massée à droite de l'estrade dans un flamboiement de ceinturons vernis et de cuivres reluisants ; le chef, Joseph Barnouin, qui avait mis lui aussi sa belle casquette où brillait un galon d'or, se tenait debout, son bâton à la main, les yeux tournés du côté où devait apparaître le cortège officiel et prêt à faire à ses musiciens le signe qui ferait éclater la fanfare.
Source : Gallica

Marcel Triaire La femme du chef de gare : roman gai (1950)

A ce moment, Eugénie Barnouin traversa la Place, balançant au bout du bras son filet à provisions. Le baron la suivit d'un regard faussement indifférent ; depuis la scène de la gare, le pauvre homme vivait comme une âme en peine, le cœur barbouillé de regrets, presque de remords ; ah ! pourquoi s'était-il laissé impressionner par le charme irrésistible de la belle Germaine ? Ne pouvait-il pas se contenter de cette bonne, confortable, plantureuse, sincère et docile Eugénie ?
Source : Gallica

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