Saxophone

Définition et enjeux

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais,  Revue des Deux Mondes

“ Notons dans le second pas du divertissement l’emploi si curieux, si amusant du saxophone avec sourdine. Même en combattant cet art, en l’attaquant dans ses tendances antimélodiques, antivocales, il est impossible de ne pas admirer ce qu’il ajoute de pittoresque et de charmant à la figuration d’un opéra. Ces irradiations vibrantes, ces flots de résonnances teintés de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et se succédant à l’infini, vous donnent par instant l’illusion de jets de lumière électrique qui jailliraient des sources vives de l’orchestre. ”
Source : Wikisource

Portrait de Léon Escudier Léon Escudier,  Dictionnaire de musique théorique et historique (1872)

“ SARRUSOPHONE. Imitation du saxophone de Sax, imaginé en 1856, par un sieur de Sarrus.
SAUT, en italien SALTO. Tout passage d'un son à un autre par degrés disjoints est un saut.
Tous les sauts sont permis dans la mélodie, pourvu que chaque note trouve sa conséquence et sa résolution dans celle qui la suit. Les airs de bravoure, les concertos de violon, de flûte, de basson, de clarinette, renferment souvent des sauts de dixième, et de plus grands encore.
Dans l'harmonie les sauts doivent être bien amenés, pour qu'il n'y ait pas d'incohérence dans les parties.
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Lavoix Henri Lavoix,  Histoire de la musique

“ Le timbre plein et doux du saxophone, avec une couleur particulière de tristesse et de résignation, le rend éminemment propre à l'expression dramatique; cependant c'est dans les orchestres militaires que les saxophones, établis de la basse au soprano, c'est-à-dire du grave à l'aigu, rendent le plus de services. Ils jouent dans ce cas, avec les clarinettes, le rôle des instruments à cordes, tranchant, par leur sonorité moelleuse, sur 349 les tons monochromes de la masse des cuivres (fig. 129) . ”
Source : Gutenberg

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