Victor Cherbuliez,
L’Allemagne contemporaine. Études et Portraits
“ « Mon esprit est hagard, mon cœur est pesant. Je me tiens aux écoutes; ce bruit est pareil à une armée en marche dans les nuées, ou au frémissement d’un aigle. « Bien des milliers de cœurs sont tourmentés comme le mien, et comme le mien sont dans l’attente. Sur toutes les montagnes, ils montent la garde pour voir si le soleil se lève rouge. « L’Allemagne, fiancée, déjà parée pour la noce, dort d’un sommeil de plus en plus léger. Quand l’éveilleras-tu au bruit de tes trompettes, quand l’emmèneras-tu chez toi, ô mon empereur! » ”
