K. Hillebrand, La société de Berlin de 1789 à 1869
“ Ce mariage n’avait point été une de ces unions idéales comme on les rêvait alors, et il n’eût tenu qu’à Henriette de se sentir aussi malheureuse que Dorothée Veit. — Son bon sens, le calme aussi de sa nature, son respect des conventions surtout, l’empêchèrent toujours de se poser en victime : ce fut un mariage presque français, si j’ose ainsi dire, conclu, non point par spéculation, mais par raison et sans grande passion, subsistant par l’amitié et par une estime réciproque, se consolidant par l’association des intérêts et la communauté des habitudes plutôt que par l’union complète des âmes. ”
