Résumé

K. Hillebrand La Société de Berlin de 1789 à 1816…

La doctrine de l’infaillibilité et de l’autonomie absolue du génie en matière de poésie eut son contre-coup dans la vie sociale. Tous ces apôtres de l’évangile de la nature, les Lavater et les Lenz, les Klinger et les Heinse, les Bürger et les Stolberg, avaient mis l’originalité à la mode, et on ne demandait plus seulement des poètes inspirés, mais encore des personnalités qui fussent elles-mêmes, capables de juger par elles-mêmes, de sentir par elles-mêmes. Jamais il n’y eut plus de « génies » qu’à ce moment, — jamais de génération plus portée à les admirer.
Source : Wikisource

K. Hillebrand La Société de Berlin de 1789 à 1816…

Tout le xviiie siècle n’avait tendu qu’à une chose : détruire l’autorité, la convention, sous quelque forme qu’elles se présentassent, dans la religion, dans l’état, dans la littérature, dans la société, — émanciper l’individu et le laisser seul maître vis-à-vis de l’autorité désarmée. Il ne se pouvait pas que cette émancipation radicale n’aboutît pas enfin à l’égoïsme le plus absolu, égoïsme d’autant plus dangereux qu’on le croyait une chose légitime, respectable, et que chacun devint, comme on l’a dit, « Dieu et prêtre de son moi. »
Source : Wikisource

K. Hillebrand La Société de Berlin de 1789 à 1816…

Tu es toujours dominée par ton imagination et ton cœur ; ta sensibilité ne peut jamais rien contre ce torrent fougueux... Chère Pauline, combien je t’aime, le temps te le prouvera... Ne parle pas d’amusement ! Je ne conçois rien de plus trivial que cette expression-là. Les enfans, les dames de la cour et les enseignes, voilà ce qui s’amuse, mais un homme dont l’esprit sait s’occuper, qui sait penser, sentir, jouir, ne s’amuse pas !... — Oh ! Pauline, quand tu me connaîtras un jour, tu conviendras que peu d’hommes savent aimer comme Louis.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature