A. Bossert, Un Salon allemand au temps du romantisme
“ Ce qui plaide en faveur de Gentz, c’est qu’il eut des amis qui valaient mieux que lui. De ce nombre est le prince Louis-Ferdinand, un neveu de Frédéric II, le chef du parti de la guerre à la cour de Prusse, une âme héroïque, qui, en d’autres temps, aurait pu accomplir de grandes choses, mais qui usa son énergie dans des exploits stériles. Il avait vingt-huit ans, lorsqu’il se présenta, en 1800, dans le salon de Rahel, et ce ne fut pas la moindre curiosité de ce salon que de voir un prince du sang, proche parent du roi, s’asseoir à côté de la petite Juive, à peine émancipée du ghetto. ”
