Résumé

Olympe de Jouval M. Barbey-d’Aurevilly — réponse à ses réquisitoires contre les bas-bleus (1870)

« Nous sommes en pleine décadence ; ce qui le prouve, c’est qu’il y a des hommes assez lâches pour reconnaître du génie à Mme Sand, comme si une femme pouvait avoir du génie ! du talent peut-être, et encore ! »
Eh bien, dès qu’il s’agit de la catholique Mme de Staël, le même critique nous certifie que c’était un « génie femme », et il ajoute : « elle a la force irrésistible de l’émotion, et l’expression sans laquelle il n’y a point de grands artistes, elle a l’aperçu ingénieux et profond qui tient à cette finesse dont on peut dire : ton nom est femme. »
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Olympe de Jouval M. Barbey-d’Aurevilly — réponse à ses réquisitoires contre les bas-bleus (1870)

Il existe un génie masculin.
Il existe un génie féminin.
Avoir du génie, ce n’est donc pas avoir un cerveau d’homme ; le génie peut se placer aussi dans un cerveau de femme.
L’esprit féminin se distingue par le tact, le sens droit, par la finesse d’aperçu, la vivacité d’impression, par la sensation et l’instantanéité.
Le style féminin a plus de finesse, de touché, plus de délicatesse, plus de chatterie que celui de l’homme. En revanche, l’esprit masculin a plus de profondeur et de persistance.
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Olympe de Jouval M. Barbey-d’Aurevilly — réponse à ses réquisitoires contre les bas-bleus (1870)

Mais comme femme, j’ai bien le droit de protester contre ce reproche d’immoralité que lui adresse notre critique en démence. Non, le drame de l’Autre n’est pas immoral, je dirai plus, et ici c’est ma conscience qui parle, dans cette œuvre, Mme Sand s’est élevée à la plus haute, à la plus pure des morales, la morale chrétienne et divine. Non, son drame n’est pas une glorification de l’adultère, comme on a traîtreusement voulu l’insinuer : c’est son expiation terrible et effrayante.
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