Madeleine de Puisieux

Résumé

Madeleine de Puisieux,  La femme n'est pas inférieure à l'homme… (1750)

“ Mais il semble que nous ayons été déjà condamnées par un Juge de leur propre choix, un vieux rêveur trop attaché à son propre sens pour se laisser entraîner par celui de sa femme. Caton, le sage Caton, que l'âge & les préjugés ne firent qu'obstiner dans le faux, aima mieux mourir comme un sol suivant ses propres idées, que de vivre en homme de sens par l'avis de sa femme. ”
Source : Gallica

Madeleine de Puisieux,  La femme n'est pas inférieure à l'homme… (1750)

“ N'y a-t-il pas des hommes aussi destitués de courage, que la plus poltronne de notre sexe ? Ne sçait-on pas d'ailleurs que les femmes les plus craintives sont souvent de nécessité vertu, & sacrifient leurs propres craintes pour la sureté d'un mari, d'un fils ou d'un frere? Toutes foibles & craintives qu'elles sont, elles souffrent souvent plus courageusement que les
hommes, les peines, la maladie , les besoins & même les terreurs de la mort.
”
Source : Gallica

Madeleine de Puisieux,  La femme n'est pas inférieure à l'homme… (1750)

“ La crainte est presque une compagne inséparable de la vertu. Les personnes vertueuses sont toujours timides ; les unes plus, les autres moins. L'eloignement qu'elles ont à offenser & la connoissance des vices qui régnent parmi les hommes suffisent pour leur donner de la crainte à la moindre apparence de danger. C'est une passion naturelle à tout le monde. Les Princes craignent la révolte de leurs sujets , les Généraux la surprise de leurs ennemis: l'homme même, qui mer l'épée à la main pour vanger une insulte, apprehende le blâme qui en résulte ; il craint son ennemi & la sévérité des Loix. ”
Source : Gallica

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