Alexis Clerc

Élements biographiques

Alexis Clerc Frère Nicéphore (1880)

Les baisers de ce petit être ce sont ses baisers, sa voix c'est sa voix, son sourire, c'est son sourire !. Et c'est aussi le visage de ma mère ! Je ne puis oublier !.
— Pauvre femme !.
— Et pourtant, oh ! crois-le, je voudrais l'aimer!. Mon cœur est plein d'amour! Pourquoi donc serais-je privée, moi seule, des bonheurs dont tous jouissent ! Qu'ai-je donc fait au bon Dieu pour
être maudite ?. Oui, je veux aimer !. J'aime!.
Je t'aime, toi ! je t'aime !
Elle s'était jetée dans les bras du jeune homme éperdu, et leurs lèvres s'étaient touchées !.
Source : Gallica

Alexis Clerc Frère Nicéphore (1880)

Dans votre cœur réveillé, il étouffa tout ce qui dans l'amour est divin, est sacré, est saint; tout ce que pouvait vous donner Sœur Marthe, ce que seulement elle pouvait ambitionner : l'aspiration simultanée et ardente de deux âmes vers le bonheur immatériel ; il l'a remplie d'impurs désirs, de pensées charnelles, d'images dégradantes; ce cœur ressuscité par l'ange, il l'a enlevé à l'ange, il l'a donné à une créature puant une volupté infecte, exhalant de tout son corps une odeur de luxure, pleine de charmes mortels, d'attraits empoisonnés.
— Mme Magnin !.
Source : Gallica

Alexis Clerc Frère Nicéphore (1880)

Belle, calme, adorable, elle rougit comme une jeune vierge en reconnaissant son.
amant, et jeta sur lui un regard empreint d'une :
telle passion, et en même temps d'une telle joie, d'un tel bonheur, que celui-ci ne put le soutenir et baissa les yeux. Il sentait entrer en son cœur comme un flot d'amour, de tendresse, de volupté et en même temps de colère et de honte. Il pressa le pas, et après avoir placé à la hâte les élèves dans leurs bancs, il s'agenouilla dans la stalle, fermant les yeux pour ne rien voir, et pour s'abîmer dans une ardente prière.
Source : Gallica

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