Novalis,
Les Disciples à Saïs et les Fragments
“ L’un est une action de l’esprit, l’autre une passivité de la nature. L’un va de l’apparence à l’être, l’autre de l’être à l’apparence, l’un de la représentation à la contemplation, l’autre de la contemplation à la représentation. Autrefois le poète pouvait être tout à tous, le cercle était encore étroit, les connaissances, l’expérience, les mœurs, le caractère étaient encore semblables chez tous les hommes. Un tel homme, sans besoins, élevait au-dessus d’eux-mêmes, en ce monde, les besoins plus simples mais plus forts des autres hommes, vers la vision plus haute de la liberté. ”

