Jean-Édouard Spenlé, Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne
“ Si vraiment l’empire de la foi est illimité, si, scrutée dans ses profondeurs, la vie est réellement une « idéation magique », « un emploi arbitraire du monde des corps », ne s’ensuit-il pas que l’homme doit pouvoir se faire à lui-même la vie qu’il veut ? Les puissances qui donnent la vie ou la mort sont donc en son pouvoir, pour peu que sa foi soit persévérante, que son attention et sa volonté ne faiblissent pas, que son imagination se passionne et s’exalte. Là est le secret de la magie véritable, de la morale mystique et géniale. ”
