Marc Farchi, Adalbert de Chamisso, sa vie, ses oeuvres… (1877)
“ Chez les romantiques, l'ironie joue un rôle prépondérant. Ils avaient de la poésie une idée si haute qu'ils désespérèrent de produire une œuvre parfaite ; non pas faute de génie, mais parce qu'il est dans la nature même d'une œuvre pareille d'être imparfaite. Ce défaut fait naître la pensée d'une autre œuvre plus parfaite, en effaçant tout ce qu'il y a dans l'ouvrage lui-même, et c'est en cela que se trouve l'ironie. Le parfait poëte pénètre ses poésies mêmes de cette ironie. Il met lui-même son œuvre dans l'ombre, comme n'étant qu'une œuvre bornée, et c'est là l'idéal le plus élevé du poëte. ”
