Résumé

Portrait de Gustave-Adolphe Hirn Gustave-Adolphe Hirn La musique et l'acoustique : aperçu général sur leurs rapports et sur leurs dissemblances (1878)

Et si une foule injuste siffle une œuvre, où vous aurez mis une parcelle de votre âme, regardez encore une fois le ciel; vous y trouverez la force de persévérer dans le beau.
A cette foule qui n'est point appelée à créer dans l'art, au public, simple auditeur bénévole ou malévole en musique, par exemple, une condition s'impose absolument, dès qu'il veut exercer son droit de critique : c'est l'équité. Elle s'impose à quiconque veut mériter le nom d'honnête homme, et pourtant, hélas ! c'est celle dont on s'inquiète le moins. Le beau n'a pas seulement une forme, il en revêt mille.
Source : Gallica

Portrait de Gustave-Adolphe Hirn Gustave-Adolphe Hirn La musique et l'acoustique : aperçu général sur leurs rapports et sur leurs dissemblances (1878)

Je ne serai démenti par aucun artiste sérieux, lorsque je dirai que ces œuvres sont jusqu'ici sans égales ; sur le domaine modeste de ce qu'on est convenu d'appeler musique de chambre, le pas accompli par Beethoven est aussi immense, ce génie immortel s'y révèle d'une manière aussi puissante, que sur le domaine de la symphonie. Dans cette musique grandiose, les quatre parties forment un tout indissoluble ; l'accompagnement, avec tout l'ensemble des effets
harmoniques, y devient lui-même un chant d'un caractère à part, qui se fond dans la pensée principale et la complète.
Source : Gallica

Portrait de Gustave-Adolphe Hirn Gustave-Adolphe Hirn La musique et l'acoustique : aperçu général sur leurs rapports et sur leurs dissemblances (1878)

Des définitions, quelles qu'elles soient, du beau, jamais artiste ou poète n'a tiré, je ne dirai pas un moyen de créer le beau, mais seulement un moyen de le faire reconnaître à coup sûr par quelqu'un qui ne serait pas par lui- même doué de la faculté de le sentir. L'art, dans sa base même, échappe à la démonstration scientifique ; et cependant c'est là où leur scission semble le plus complète que la parenté entre l'art et la science est la plus sublime ; tandis que l'artiste s'efforce vers l'éternellement beau, le savant tend vers l'éternellement vrai.
Source : Gallica

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