Alfred Capus

Alfred Capus

Résumé

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Les honnêtes gens (1878)

“ Quelle démarche ! Mathilde, mets-toi donc au piano. Hein ! quels doigts! quelle agilité. Mathilde, fais donc voir tes pastels à M. Pastory : le grand surtout, rouge avec des reflets bleus.
Qu'est-ce que vous dites de ça, mon cher ami ?
Et Pastory répondait en secouant la tête d'un air d'admiration : Prodigieux! pendant que Mathilde, nonchalamment, remettait dans leurs cartons les dessins dérangés.
Puis, lorsque Belhormeau et le banquier se trouvaient seuls : — Vous savez, mon cher, vous me plaisez; vous êtes rich, vous êtes jeune. Rien ne m'irait plus qu'un gendre tel que vous.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Les honnêtes gens (1878)

“ Au revoir, monsieur Colin.
— Au revoir, Mademoiselle. Au revoir, Atier.
Et Georges et Eugénie descendirent, bras dessus bras dessous, le pont des Arts. La conversation manquait d'entrain. Tout à coup Eugénie vit son amant s'arrêter brusquement et son visage passer successivement par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel jusqu'au rouge vif, où il se fixa.
— Hé! qu'est-ce que tu as?
— Rien du tout, absolument rien.
— Mais enfin ? Vas-tu te trouver mal?
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Les honnêtes gens (1878)

“ C'était son avenir compromis et Jenny perdue pour lui.
Il est une remarque à faire, c'est que le malheur d'un ami vous le rend plus cher; quelque fort qu'il soit, quelque faible que vous soyez vous-même, il semble qu'il ait besoin de votre protection, et vous la lui donnez sans même qu'il la demande. Ducoudray, en voyant les ennuis de Roger, oublia un instant les siens pour ne songer qu'à rendre courage à celui qu'il avait reçu si sèchement peu d'instants auparavant, car
il était bon au fond et il aimait sincèrement son ami.
”
Source : Gallica

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