Alfred Capus

Élements biographiques

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Les honnêtes gens (1878)

“ Un froid sourire de dédain ne répond pas à ses enthousiasmes; Georges les partage, les admire et donne libre carrière, lui aussi, à sa pensée. Et comme il se plaît dans cette conversation de femme aux allures bondissantes et capricieuses, sautant légèrement d'un objet à un autre, comme un oiseau dans les branches d'un arbre. Ah! si Eugénie le savait ! mais non, il n'y pense même pas. Quel cerveau bizarre pourrait songer à accoupler ces deux êtres, Mathilde et Eugénie, dans une même pensée : l'un tout fait de poésie et de chasteté, l'autre tout banal et aux sensations brutales et malsaines. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Qui perd gagne

“ Mais Farjolle n’était pas vraiment joueur. Il avait vu de trop près la duperie du jeu, tel qu’il est organisé à Paris dans les tripots, pour y engager de l’argent, « solide et honnêtement acquis », comme il se disait à lui-même, non sans fierté. « Jouer, pensait-il, c’est bon quand on n’a pas le sou. » Et peu à peu, il n’alla plus au cercle que pour voir des camarades utiles, donner des rendez-vous, écrire une lettre ; il traversait dédaigneusement les salles de baccarat, visant plus haut que les vulgaires combinaisons des cartes. ”
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Capus Alfred Capus,  Qui perd gagne

“ Je le lui ai dit, à Brasier ; tu ne sais pas ce qu’il m’a répondu ? Il m’a répondu :
« Mon cher, j’ai trompé Verugna avec toutes ses maîtresses, je ne vais pas faire une exception pour Joséphine, qui est une des plus gentilles. »
Emma répliqua...
— Dame ! si c’est son idée, à ce garçon !
Elle fut mécontente d’avoir été obligée de dire un mensonge à son mari : non pas qu’un mensonge choquât sa conscience, mais cela complique la vie, vous embarque dans des histoires où l’on se perd. Il faut inventer, chercher, se creuser la tête.
”
Source : Wikisource

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