Vast-Ricouard, Claire Aubertin : vices parisiens (1878)
“ Henriette, de son côté, avait éprouvé des sensations nouvelles. Pour la première fois, elle s'était donnée à l'homme qu'elle aimait ! Qu'on se le rappelle en effet, quand elle avait épousé Aubertin, cela avait été chez elle plutôt une affaire de dévouement qu'un penchant bien arrêté du cœur; son mariage tenait du sacrifice, — sacrifice que sa nature romanesque seule lui imposait, — plutôt que de l'affection. Tout d'abord, certainement, elle avait aimé son mari, mais comme on aime l'homme avec lequel on est destiné à vivre tous les jours, c'est-à-dire, sans exaltation, sans folles ardeurs ! ”
