Édouard Cadol

Élements biographiques

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Les inutiles (1877)

Je leur disais : la musique est ma seule passion, mes haines comme mes affections, mes joies et mes larmes se traduisent en moi par
des mélodies intérieures. Cela est tellement vrai, mon pauvre et cher enfant, que toi, toi que je n'ai pas vu depuis dix ans, tu t'es transformé dans mon souvenir. J'ai oublié tes traits; je ne-tevois plus; mais lorsque mon cœur s'occupe de toi, je perçois une mélancolique et suave mélodie qui m'est douce. Je ne me trompe pas, va; j'écoute et je me dis : - « C'est Octave, c'est mon ami; je l'entends! »
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol La grande vie ; La préférée (1879)

Elle se revoyait entre leurs bras, elle sentait sur ses mains les baisers de Marcel, et un trouble insurmontable lui mettait la rougeur au front.
Il y a des heures où, après s'être longtemps menti à soi-même, on est vaincu par la vérité. Plus on s'est efforcé de ne pas la voir, plus la réaction est irrésistible. Elle déchire d'un seul coup les voiles sous lesquels on espérait l'étouffer ; elle s'impose, éclatante, et rien ne fait.
Solange entendait une voix calme, claire,
fatale, qui, dominant le chaos assourdissant de ses émotions, lui répétait :
– « Tu aimes le mari de ta soeur ! »
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol La belle Virginie (1883)

Bon autrefois, quand la jeunesse de l'une entretenait le désir de l'autre. Mais songez qu'à cette heure, le brillant Saint-Cervail rebroussait ses cheveux de côté, sur le globe d'ivoire d'un front prématurément dénudé. Songez que Virginie, se faisant les sourcils et les cils, dépensait un argent fou en produits chimiques et parfumés, tant contre les bolbos, qui tachaient les ailes de son joli nez, que contre le duret indiscret qui ombrageait sa lèvre supérieure et estompait ses avant-bras; encore que ses opulences mammaires crevassent ses corsets en un mois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature