Édouard Cadol,
Les inutiles
(1877)
“ Je leur disais : la musique est ma seule passion, mes haines comme mes affections, mes joies et mes larmes se traduisent en moi par des mélodies intérieures. Cela est tellement vrai, mon pauvre et cher enfant, que toi, toi que je n'ai pas vu depuis dix ans, tu t'es transformé dans mon souvenir. J'ai oublié tes traits; je ne-tevois plus; mais lorsque mon cœur s'occupe de toi, je perçois une mélancolique et suave mélodie qui m'est douce. Je ne me trompe pas, va; j'écoute et je me dis : - « C'est Octave, c'est mon ami; je l'entends! » ”

