Théo

Définition et enjeux

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

J'avais toujours aimé beaucoup l'honnête livre Qui nous charme l'esprit et nous apprend à vivre, Et ne m'étais fort tard jeté dans le fusain Que par distraction et pour combattre à l'aise Les airs capricieux de ma santé mauvaise Et pouvoir me guérir un peu sans médecin. Quant à Théo, mon Dieu, sans être philosophe, Dans le rythme divin sans enchâsser la strophe, Elle sentait fort juste. — Et c'était bien assez Pour que nos coeurs, toujours l'un dans l'autre versés, S'éprissent de bonheur, bercés par l'harmonie Dont la langue du vers sait enchanter la vie.
Source : Gallica

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

Un monde éclos soudain, un infini « Je t'aime! » « O ma Théo, — disais-je, — ange si beau, ravi, Par un soupir de mère, aux sphères éternelles, Que ce doux mot, toujours de ce doux mot suivi, Jette l'oubli de tout sur nos heures mortelles; Qu'il enchante la vie et fasse, ange, de nous Un être, Dieu nouveau, dont Dieu reste jaloux! »
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Souvent elle chantait. La lente mélodie,
Comme un parfum, passait de sa bouche à mon coeur.
Source : Gallica

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

Nous y croyions avoir, des mains de la nature, Un petit coin plus sec, sous la pâle verdure. Mais non. Sur les vieux troncs, qui gémirent bien fort, Des sommets un gros vent bondit avec effort. Le sol était glissant et sous le pied mobile :
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C'était par un tel temps le plus méchant asile. D'ailleurs Théo souffrait. Et j'avais vu pâlir Son front, en la prenant pour l'entraîner et fuir, Quand de ses longs cheveux une boucle trop folle, Sur son beau cou d'ivoire, en retombant plus molle, Avait laissé courir un passager frisson.
Source : Gallica

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