Olympe Audouard

Olympe Audouard

Résumé

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Voyage à travers mes souvenirs… (1884)

Parmi les hommes vivants ou que nous avons
tous connus, il y a une foule de glabres, dans les arts, les sciences, la poésie, les belles-lettres et le journalisme. Littré, ce génie complet, cet homme qui résume tout notre siècle scientifique, avait le visage glabre. Renan, Edison, Rossini, Victorien Sardou, Louis Ulbach, Charles Monselet, Coppée, Louis Blanc, Albert Wolff, tous glabres de visage. Le génie des uns et l'esprit des autres ne ses
ressent nullement de cette absence de barbe on y trouve la même virilité, la même puissance que l'on admire chez d'autres célébrités barbues.
Source : Gallica

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Voyage à travers mes souvenirs… (1884)

Tout comme si le talent ne l'eût point sacré roi,
Victor Hugo vint me rendre ma visite à l'hôtel. Je le revis plusieurs fois, tant à ce premier voyage qu'à un second que je fis à Bruxelles; toujours il montra la même bonhomie, la même adorable bonté.
A mon second voyage, il m'a sauvé la vie. Je
devais, de Bruxelles, me rendre à Marseille, où le
choléra régnait, et traverser Paris où il sévissait aussi.
Source : Gallica

Portrait de Olympe Audouard Olympe Audouard Voyage à travers mes souvenirs… (1884)

Le Marseillais actuel, eh bien il est ce qu'il a été.
Catholique dans la forme, païen dans le fond.
Il a construit une église de vingt-cinq' millions à la chaste mère de Jésus. Cette politesse faite, il adore Vénus.
Mercure n'a plus d'autel dans la cité, mais plus d'un gros négociant lui offre un coin de son coeur comme temple.
A Marseille, tout comme en Amérique, on dit « Combien vaut monsieur un tel? »
Lorsque vous êtes présente, une femme, elle vous toise des pieds à la tête; son salut est impertinent, aimable ou glacial, suivant la valeur de votre toilette.
Source : Gallica

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