Édouard Cadol

Édouard Cadol

Résumé

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol La belle Virginie (1883)

Vous me voyez, pas vrai, mon cher ami? En route! Vite une voiture. Ah! malheur! le médecin n'est pas chez lui!.
Où est-il? A tel ou à tel endroit. J'y vole! Il venait de partir.
La folie m'empoigne, l'incertitude m'étrangle. J'essaye vainement de réfléchir sur ce qu'il y a de mieux à faire. Impossible de me déterminer, et je rabats d'instinct à la maison.
Le médecin y était! Sa mère, elle aussi, y était. Ah! mon cher Félix, que va-t-il advenir? Que vous êtes heureux, vous autres, célibataires! vous n'avez pas ces émotions cruelles, ces remords; car c'est ma faute!
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol La belle Virginie (1883)

Le même jour, à sept heures, M. de Saint-Cervail dînait chez Brébant, et Suzanne recevait un billet ainsi conçu : « Je veux que tu sois une honnête femme. Si jamais je te sais un amant, je le tuerai.
« FÉLIX. »
Il se croyait vainqueur, maître d'elle à tout jamais, et se remettant à la besogne, il resta au journal jusqu'à trois heures du matin.
Une dépêche le surprit au réveil. Il n'y avait que ces mots : « Attends-moi à midi.
« SUZANNE. »
Sans émotion, sans crainte, il l'entendit sonner chez lui; elle avait les yeux battus, les traits tirés, la toilette en désordre.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol La belle Virginie (1883)

En dépit des pleurs qui lui coulaient des yeux, ce platpied faisait horreur au vieux garçon. Il eût voulu le bousculer, l'injurier, le claquer, pour lui rendre un peu de dignité.
Le pis est qu'il était sincère, ce mari trompé, qui criait secours à l'amant de sa femme; c'est pour de bon qu'il gémissait, sans se douter seulement de l'infamie dont il se couvrait. La peur le réduisait à rien; un objet flasque, piteux, sans qu'il sentît son abjection.
— Calmez-vous, répliqua froidement Félix, peinant à surmonter son dégoût.
Source : Gallica

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