Résumé

Sophie Pannier L'Ecrivain public, ou Observations sur les moeurs et les usages du peuple au commencement du XIXe siècle… (1826)

L'éclair qui brilla subitement dans son regard se déroba aussitôt sous ses longues paupières ; urie légère nuance de rose parut sur ses joues pâles, je vis se soulever l'étoffe modeste croisée sur sa poitrine ; enfin, dans ce moment où l'amour et la pudeur se confondaient pour l'embellir, elle me parut si intéressante, que je sentis qu'à la place de Félix je l'eusse préférée aux plus jolies filles de l'atelier de son père.
Source : Gallica

Sophie Pannier L'Ecrivain public, ou Observations sur les moeurs et les usages du peuple au commencement du XIXe siècle… (1826)

Cette confidence, dis-je alors à Félix, me cause moins d'étonnement que vous ne pourriez le croire, et je vois maintenant que je-ne m'étais point abusé dans mes premières conjectures; mais puisque vous avez commencé à m'ouvrir votre cœur, achevez de grâce, et racontez-moi ce qui a pu éloigner de vous cette femme estimable : parler de ce qu'on aime est un soulagement, surtout lorsque celui qui, nous écoute nous porte un intérêt réel.
Source : Gallica

Sophie Pannier L'Ecrivain public, ou Observations sur les moeurs et les usages du peuple au commencement du XIXe siècle… (1826)

Oh ! si vous saviez, mon ami , que de grâces et de vertus nouvelles la satisfaction intérieure qu'elle éprouvait faisait briller à mes regards! Vous ne pourriez jamais comprendre l'aveuglement qui, pendant si long-tems, m'a empêché de lui rendre justice. Contente du présent, et trop simple pour rien demander à l'avenir, cette tendre fille avait la joie des anges, qui ne s'épanche que par le bien. Elle ne pçuvait pas voir un malheureux sans lui donner secours et consolation; pas un enfant sans le serrer sur son cœur tout rempli d'amour
Source : Gallica

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