Hector Malot,
Sans famille/Dentu, 1887
“ — Voici le premier sujet de ma troupe, dit Vitalis, c’est M. Joli-Cœur. Joli-Cœur, mon ami, saluez la société. Joli-Cœur porta sa main fermée à ses lèvres et nous envoya à tous un baiser. ”
Hector Malot,
Sans famille/Dentu, 1887
“ — Voici le premier sujet de ma troupe, dit Vitalis, c’est M. Joli-Cœur. Joli-Cœur, mon ami, saluez la société. Joli-Cœur porta sa main fermée à ses lèvres et nous envoya à tous un baiser. ”
Vie admirable du saint pauvre Benoit-Joseph Labre… (1880)
“ Joli-Coeur entendit en 1784 raconter une guérison extraordinaire obtenue par l'intercession de saintLabre et il se demanda pourquoi, lui aussi, n'obtiendrait pas sa grâce. Il se met donc en devoir de commencer une neu- vaine, en récitant chaque jour, matin et soir, cinq Pater et cinq Ave. De plus, il donne quelqur'argent à une pauvresse, pour qu'elle aille assister à la Messe pour lui et y prier à son intention. Cependant la neu- vaine se termine, et Joli-Cœur n'était pas guéri; il ne se décourage pas et recommence bravement une seconde neuvaine ”
Vie de M. Benigne Joly,... (1844)
“ Etablissement des prêtres de Saint-Lazare à Dijon, par M. Joly. Le Sauveur dit (5. Luc, c. 12, v. 49) qu'il est venu apporter le feu sur la terre, et que son désir est que tous les coeurs en soient embrasés. C'est ce feu céleste de la charité qui animait M. Joly dans tout ce qu'il faisait pour le salut des âmes. Il avait été plusieurs fois témoin de l'ignorance profonde dans laquelle vivent la plupart des habitants de la campagne à l'égard des vérités les plus essentielles de la religion ; il ne pouvait s'en souvenir sans une amertume de coeur qui lui a souvent fait verser des larmes. ”
René Le Cœur, Le Bar aux femmes nues
“ Et l’on éprouve une joie délicieuse à faire choir la jupe, à dénouer les cordons, à ôter cette dernière et fragile enveloppe des dessous, légers comme du papier de soie, emballant le plus joli cadeau qui soit au monde. ”
Jane Estienne,
Au bois joli
(1937)
“ Il voyait avec émotion ces deux êtres faibles et isolés, et surtout sa chère Elise, cet ange de tendresse et de dévouement, livrés sans défense à un monstre qui avait abdiqué conscience et cœur, et après les avoir déshonorés ne reculerait devant rien pour les dépouiller complètement. Il reprit : — Peut-être se déciderait-il à s'embarquer, à refaire sa vie au loin avec un peu d'aide ? Le vieillard hocha tristement la tête. — Vous l'avez vu : il est perdu de vices ! — Il est temps de vous laisser prendre du repos, cher ami, dit le jeune homme en se levant. ”
Jane Estienne,
Au bois joli
(1937)
“ La nuit était fort obscure : un murmure de voix contenues le guidait, encore éloigné. Avide d'entendre, et préoccupé de ne pas révéler sa présence, il avançait avec précaution. L'herbe étouffait ses pas, mais il devait écarter devant lui les branches basses des arbres fruitiers, se baisser, ramper, se relever... Tout à coup il perçut distinctement la voix d'Elise, et les battements douloureux de son cœur s'accentuèrent : il approchait du but ; il allait savoir. A l'abri d'un grand pêcher de plein vent, il se redressa tout à fait, immobile, tendant l'oreille... ”
Alexandre Weill, Histoires de village, par Alexandre Weill… (1860)
“ Tout amour qui est l'effet d'une cause, disparaît dès que la cause n'est plus. Et moi qui t'aime d'un amour si pur, Joël, Joël, je t'en supplie, quitte-moi. — Est-ce ma faute, s'écria le jeune homme en la tenant toujours sur son coeur, est-ce ma faute si je t'aime plus que Dieu ? Vois-tu, ou tu seras ma femme, ou je me tuerai à tes pieds. — Grand Dieu ! s'écria Braendel, qu'ai-je fait? N'y aura-t-il pas un seul homme, pieux et craignant Dieu sur la terre? Tu sais, Joël, que je t'aime plus que ma vie. Je suis à toi corps et âme : mais respecte ma grand'mère qui en mourrait de chagrin. ”
Vie de M. Benigne Joly,... (1844)
“ C'est surtout lorsqu'un malade approchait de la mort que le bon M. Joly redoublait de zélé affectueux à son égard ; toutes ses paroles d'exhortation étaient comme autant de traits embrasés qui faisaient pénétrer l'amour de Dieu dans le coeur du moribond, et lui faisaient accepter la mort non seulement avec résignation, mais même avec joie. ”
Alfred de Villeneuve, [La Soeur de Moïse, par A. Villeneuve… (1859)
“ Laissons Joël, dont nous connaissons la destinée, dévorer ses larmes et ses douleurs, en attendant le jour de la justice, et retournons à Pont-Aven. Vers vous! M. Perrin, qui doutez de celui qui fut votre élève chéri et qui, bien souvent vous fit sourire d'orgueil et de plaisir. Vers vous! Jâne, belle et sainte enfant qui, au milieu de votre douleur même, ne pouvez vous résigner à oublier tout ce qu'il y a de grand, de noble et de pur, dans le coeur de celui que vous aimez! ”
Étienne Bavard, Vie du vénérable Bénigne Joly, le père des pauvres… (1878)
“ Le vénérable Joly ayant une santé faible, une nature sympathique et un cœur où toutes les douleurs humaines trouvaient un écho retentissant et prolongé, on peut dire qu'il mourait moralement chaque fois qu'il assistait un supplicié. ”
Étienne Bavard, Vie du vénérable Bénigne Joly, le père des pauvres… (1878)
“ Après s'être rassasiés et avoir reçu l'aumône, ces pauvres s'en allaient, emportant comme un baume au cœur. Dans leurs courses vagabondes, quand ils rencontraient quelques maisons hospitalières, ils disaient tout émus : « Nous avons vu M. Joly 1 nous avons reçu un baiser de ses lèvres, nous avons mangé à sa table , nulle âme n'est plus aimante que la sienne; nul homme n'a comme lui le don de consoler. C'est ainsi que devait être le bon M. Vincent ! à voir et à entendre le Père des pauvres, on dirait l'ange de la charité : c'est l'image vivante de Notre - Seigneur'. » ”
Henri-Sébastien Blaze, Julien, ou Le prêtre.. Partie 2 (1805)
“ JULIEN , au milieu de ses nouveaux succès, n'oublia pas sa tendre mère ; il vola auprès d'elle. Je ne peindrai point leurs transports mutuels ; les amis de la vertu savent combien elle ajoute à la tendresse , et combien les sentimens de la nature s'embellissent de sa pureté. Cette digne mère, heureuse d'avoir mis au monde un martyr de la foi, mouilloit de pleurs les glorieuses marques de ses souffrances, et déplorait que la crainte de le perdre lui imposât la loi de jouir seule d'un bonheur si doux à son coeur. ”
Prosper Jourdan, Contes et poésies de Prosper Jourdan…
“ Je suis soeur de la Souffrance: Il n'est de douleur immense Que je ne sache calmer. LE POËTE. Fille des cieux, retourne à celui qui t'envoie. Mon âme à tout jamais s'est repliée en soi. Parmi les souvenirs où mon être se noie, Mon coeur désespéré n'entrevoit plus de joie. Mon âme est sans espoir, et mon esprit sans foi. Va! poursuis ton chemin, et donne, sur la route, Ta main et ta jeunesse à celui qui t'écoute Sans redouter encor d'être trompé par toi. Pour moi, la Solitude accompagne ma vie: Mère du doute et soeur de la Mélancolie. ”
Olympe de Jouval, Guerre aux hommes
“ « — Mais, Violette, ma mie, peux-tu ne pas croire à la franchise de mes paroles ? Moi, volage, allons donc ! on t’a trompée ; des jaloux, des envieux, qui n’en a pas ? « Du reste, avec toi, l’inconstance serait-elle possible ? Où trouver plus de grâce, de modestie, un parfum plus suave ? Attiré par lui, j’ai traversé tout le jardin sans jeter même un regard sur les autres fleurs. Ce qu’il faut à mon cœur, c’est un cœur tendre, fidèle, comme le tien, un cœur qui m’aime pour la vie. » ”
Louis Honoré Fréchette, Le retour de l'exilé: Drame en cinq actes et huit tableaux
“ SCÈNE I JOLIN, Mme SAINT-VALLIER, BLANCHE.JOLIN—Quelle jolie voix elle a, cette aimable Blanche! Vous avez admirablement cultivé votre fille, madame Saint-Vallier.Mme SAINT-VALLIER—Elle ne manque pas de talent en effet, cher monsieur Jolin. Mais, vous savez, la jeunesse, ça n'a pas toujours la tête solide. Blanche, chante donc à M. Jolin la romance qu'il aime, tant Les quatre âges du cœur, tu sais... ”
Louis Jourdan,
Les Prières de Ludovic
(1854)
“ « Je crois que votre bonté seule est infinie et que vous n'avez point de châtiments éternels pour des fautes éphémères ! « Je crois que les chants de joie de l'humanité, et non ses cris de souffrance, réjouissent seuls votre coeur maternel ! « Les combats de la vie sont rudes ! Assistez, ô mon Père ! ô ma Mère divine ! assistez ceux qui luttent ! secourez ceux qui faiblissent! pardonnez à ceux et à celles qui succombent !» ”
Paul Claudel,
Le père humilié: Drame en quatre actes
“ ORIAN.—Et moi, je n'ai besoin d'autre chose que de la joie.PENSÉE.—Où est la joie autre part que dans la vie?ORIAN.—Au-dessus de la vie, et qui d'autre que lui la donne?L'origine et le père qui n'a jamais tort.Où est la paix autre part que dans le Père qui n'est hors d'aucune chose et qui n'a de haine pour aucune?Est-ce le peuple qui a raison? Tous ces aveugles qui crient! C'est ça de qui vient la vie?Ah, reculer je sais que mon cœur est faible et ce qui crie en eux ne parle que trop en moi. ”
Catherine Woillez, L'orpheline de Moscou ou La jeune institutrice (1897)
“ Que ne puis-je partager cette espérance! » reprit la baronne. Puis, se recueillant, elle ajouta : « En effet, je devrais prier, et j'en suis incapable. - Il suffit de votre intention, mon excellente amie ; ce Dieu si bon, si puissant, qui d'un seul regard peut changer en joie nos maux les plus cruels, ne lit-il pas jusqu'au fond de nos âmes? et nos prières, quelle qu'en soit la forme, ne montent-elles pas toujours jusqu'à lui? - Eh bien! priez-le donc pour moi pour mon époux infortuné; je vais me joindre à vous de cœur ma Juliette. » ”
Charles-Auguste Nicander, Le glaive runique ou La lutte du paganisme scandinave contre le christianisme… (1846)
“ Ah ! c'est en vain qu'on veut lutter contre sa destinée ; c'est en vain qu'on veut faire avec elle un pacte de paix. Oui, mon coeur a été créé pour la souffrance ; il ne saurait l'éviter. Il est impossible de se fuir soi-même. Ce que j'ai été, je le serai toujours. JULIA, UN ANGE. (Il descend sur un nuage blanc.) JULIA. Sois le bien-venu, beau jeune homme aux ailes d'or, à la couronne de roses. Tu descends radieux comme l'aurore dans cette vallée ténébreuse. Viens-tu avec la coupe des consolations? M'apportes-tu un message de mon Albert? ”
Joseph Bonin, Biographies de l’honorable Barthélemi Joliette et de M. le Grand vicaire A. Manseau
“ Non, élevé dans les principes du plus pur christianisme, habitué dès son enfance à la pratique de ses devoirs religieux, l’Honorable Joliette sentait le besoin de répandre autour de lui les bienfaits de cette religion d’amour qui, en grandissant les sentiments du cœur de l’homme, lui procure en même temps, de si douces consolations aux heures mêmes de ses sacrifices. ”
Joseph Bonin, Biographies de l’honorable Barthélemi Joliette et de M. le Grand vicaire A. Manseau
“ Mais, à ces sentiments de douleur, se mêlent aussi des sentiments de joie ; car si son corps déposé dans le sein de la terre doit se dissoudre en poussière, son âme embellie de l’auréole de la sainteté, sera là-haut, au séjour des bienheureux. Dans son amour, elle veillera sur toi, te protégera comme une mère protège son enfant, et appellera sur tes habitants la bénédiction du Ciel. Pour vous, citoyens de Joliette, vous garderez toujours dans vos cœurs le souvenir de votre ancien pasteur ; ce souvenir si précieux vous le transmettrez à la postérité. ”
Catherine Woillez, L'orpheline de Moscou ou La jeune institutrice (1897)
“ « Oh! je vous en conjure, lui dit son élève, ne craignez rien de ma faiblesse; permettez que ma voix aille se mêler à la vôtre pour demander la liberté de mon père ; la pensée de son malheur et des souffrances de ma pauvre mère soutiendra mon courage; d'ailleurs, ne serai-je pas avec vous? — Eh bien! partons, et que le Ciel nous protège! » dit Juliette en pressant sur son cœur l'aimable enfant. ”
Joséphine-Marie de Gaulle, Ingratitude et reconnaissance… (1864)
“ Je vis donc au jour le jour, me fiant à la providence : D'un coeur qui t'aime, Mon Dieu, qui peut troubler la paix? Il cherche en tout la volonté suprême Et ne se cherche jamais. Sur la terre, dans le ciel même, Est-il d'autre bonheur que la tranquille paix D'un coeur qui t'aime 1? Tu permettras à un élève de Saint-Cyr de citer les vers d'Athalie. ”
George Sand,
Narcisse
(1858)
“ Ma parole est donnée à Dieu ; prenez-la vite, et portez-la à ce brave cœur. S’il trouve que j’ai trop tardé, il me pardonnera, et, s’il trouve aussi le délai trop long, ou ma retraite au couvent trop pénible pour lui... eh bien, dites-lui que je ferai ce qu’il voudra ; car je n’ai plus qu’une pensée, qu’un espoir dans la vie, pour mon compte, c’est de le rendre heureux. Juliette parlait avec l’autorité de l’inspiration. ”
Joseph Bonin, Biographies de l’honorable Barthélemi Joliette et de M. le Grand vicaire A. Manseau
“ M. Joliette est à leur tête, son cœur bondit de joie dans sa poitrine ; l’espérance brille dans son regard ; sa figure si calme d’ordinaire, s’est épanouie ce jour-là, sous l’impression des plus douces pensées. ”
Jean Nel, La flamme qui vacille
“ L’accueil charmant des parents de Julien leur avait d’emblée gagné le cœur de la jeune fille. Par la suite, l’exemple de ces braves gens, heureux de leur vie uniforme et calme, fiers de leurs chers enfants, comme ils appelaient Julien et Cécile, la tranquillité sereine de leur foyer où ils attendaient, paisibles et confiants en Dieu, le moment de se présenter devant lui, leur tendresse réciproque, que n’avait point entamée le cours des ans ”
Étienne Bavard, Vie du vénérable Bénigne Joly, le père des pauvres… (1878)
“ Tous ces hommages rendus au Sauveur ne suffirent point à l'amour des religieuses de SainteMarie de Dijon. Quelque temps après, elles formèrent une confrérie d'adoration perpétuelle en l'honneur du sacré Cœur. Toute la ville voulut en être; elles recueillirent en quelques jours « six gros volumes de noms où l'on rencontre les plus illustres de la province 2 ». Le vénérable Joly eut sa part dans ce mouvement religieux. Il aimait à voir sa chère cousine de la Visitation: dans leurs entrevues, ces âmes séraphiques ne s'entretenaient que de ce qui pouvait procurer la gloire de Jésus et de Marie. ”
Pierre Maël, Petit Ange. (5e mille.) (1896)
“ C'était la première fois que le vieux Joël jouait devant une aussi brillante assistance. Il en était tout émoustillé, et sa main, un peu fiévreuse, acquérait de cette émotion un jeu plus vif. Il se surpassa, et l'auditoire ne lui marchanda pas les bravos en toute sincérité. S'il y avait eu surprise, du moins n'y avait-il pas eu de parti pris. On applaudit très volontiers et de grand cœur. Le vieillard en fut ému jusqu'aux larmes, et, comme il ne trouvait pas de paroles, il ne sut rien faire de mieux que de saluer à plusieurs reprises à la ronde. ”
Henri-Sébastien Blaze, Julien, ou Le prêtre.. Partie 2 (1805)
“ On le fait passer dans une salle voisine ; il y trouve un malheureux, père de deux enfans, qui s'arrachoit les cheveux , en pensant aux maux où sa mort alloit les réduire. Qui que vous soyez , lui dit Julien , vous trouverez en moi , un coeur qui partagera vos peines. Si près de toucher au port heureux , où s'appaisent tous les orages, ne perdez pas par une douleur immodérée , Le prix que vous allez y recueillir. Soyez homme, soyez chrétien. Homme , ne vous laissez point abattre à l'infortune ; Chrétien , contemplez votre Dieu sur la Croix. ”
Souvenirs d'Amérique et de France… (1883)
“ Si vous avez laissé ici une partie de vous-même, croyez qu'une partie de moi, le coeur, vous a accompagnée à Saint-Jory; je sens si bien le vide que vous y avez retrouvé; néanmoins, ma chère mère, il faut conforter son coeur et sa foi pour regarder en haut d'où notre cher enfant voit certainement ceux qu'il a tant aimés ! Encore quelques jours, nous irons le rejoindre, et je me réjouis, pour ma part, de cette réunion ; qu'elle sera douce, ma chère maman! Combien serons-nous récompensés alors des faibles sacrifices qui ont assombri notre vie ”
A.-G. de Mériclet, A cent lieues de Paris, rêveries… (1836)
“ Julien, parle-lui des souffrances de ton coeur, rends-lui ta confiance; tu verras, le bonheur et son amour te reviendront, cette vie est si rapide! avez-vous donc si long-temps à rester ensemble? Songes-tu à tous les maux que tu appelles sur tes enfans, par de déplorables exemples, par une funeste séparation? Prends, donc garde, Julien, que ton caractère jaloux, que cette horrible disposition du coeur a tous les dangers de l'ivresse, qui obscurcit ou grossit les objets qui nous environnent au gré de ses caprices. ”
Étienne Bavard, Vie du vénérable Bénigne Joly, le père des pauvres… (1878)
“ Électrisées par l'exemple et par la voix d'un pareil guide, ces servantes des pauvres se portèrent avec joie à tous les dévouements et à tous les sacrifices. Le vénérable Joly, pour fixer à jamais dans son institut l'ordre, la charité et la ferveur, s'efforça de le doter d'une règle excellente. Il mit tous ses soins à la rendre parfaite : il lut et médita les constitutions des grands ordres religieux ; il consulta les hommes les plus éclairés et les plus sages. Son œuvre fut avant tout une œuvre de prière : il jeûna, pria et fit beaucoup prier. ”
Étienne Bavard, Vie du vénérable Bénigne Joly, le père des pauvres… (1878)
“ On le voit, personne n'était pour ses enfants généreux et dévoué comme le Père des pauvres; « il se refusoit toutes choses pour les secourir; il les assistoit de sa propre nourriture, de sa bourse et de ses vêtements1. » Il faut à l'homme plus que des habits et du pain ; il lui faut de douces et profondes affections. C'est pour cela que Dieu a mis en faveur de l'enfant, au cœur du père et surtout dans celui de la mère, des trésors de tendresse. Bénigne Joly possédait au degré le plus éminent ce don de la paternité. ”
