Jane Estienne

Jane Estienne

Résumé

Portrait de Jane Estienne Jane Estienne Au bois joli (1937)

Quand Mlle Elise arrivait à destination et s'installait, Robert en était averti par la disparition soudaine du chapeau rose, ce qui s'expliquait par le fait bien simple que la jeune fille se décoiffait aussitôt et accrochait au dossier d'une chaise sa capeline de jardin.
L'artiste avait alors le sentiment d'une présence gracieuse et attentive qui devenait pour lui une source d'inspiration : la mélodie cherchée se révélait plus vibrante sous ses doigts.
Source : Gallica

Portrait de Jane Estienne Jane Estienne Au bois joli (1937)

Le malade n'ayant plus besoin que de tranquillité, elle se retira bientôt.
Elise et son père, à peu près remis, venaient fréquemment. D'un commun accord, et sans que des mots eussent été échangés à ce sujet, on avait observé un silence complet sur les circonstances de l'accident. Le vindicatif Boutriou, fort penaud et, somme toute, heureux de s'en tirer à si bon compte, ne savait qu'inventer en témoignage de repentir ; mais pour lui comme pour les domestiques, il était hors de doute que M. Gérard eût été blessé au cours d'un rendez-vous avec Mlle Silvère.
Source : Gallica

Portrait de Jane Estienne Jane Estienne Au bois joli (1937)

Et en repassant : « Irma, ne ronge pas tes ongles ! » Tout cela en renfonçant ses manches de tricot et en s'obstinant, d'ailleurs sans succès, à fermer un peignoir qui découvrait avec abandon des charmes généreux. Puis elle courut vers le jardin en criant d'une voix aiguë : « Père Boutriou ! père Boutriou ! »
En moins de deux minutes, Mme Lormier avait présenté les symptômes de l'émotion la plus vive qui puisse
s'emparer d'une mère placée brusquement en présence d'un gendre possible, surtout lorsqu'elle se trouve pourvue d'une fille de vingt-six ans difficile à marier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature