Résumé

Portrait de Gustave Vaëz Gustave Vaëz Le coffre-fort : comédie-vaudeville en 1 acte (1839)

LES MÊMES, excepté FRANÇOISE.
EUGÈNE, à part.
Moi qui avais désespéré d'aller à ce bal !
DUTERRIER.
Ainsi, monsieur Eugène, à ce soir ; vous danserez avec ma fille, vous serez son cavalier.
EUGÈNE.
Monsieur, une pareille faveur m'ordonne la franchise, et je croirais abuser de votre confiance si j'en profitais sans vous dire que j'aime mademoiselle Élise, et que tous mes efforts tendront à l'obtenir de son amour et de vous.
DUTERRIER.
Je le savais, je le savais. ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces, et il n'est pas impossible.
ÉLISE, vivement.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Vaëz Gustave Vaëz Le coffre-fort : comédie-vaudeville en 1 acte (1839)

Un coffre-fort?.
FRANÇOISE.
Et joliment fort. car il parait lourd comme une cathédrale ; et tout a l'heure, quand il était là.
DUTERRIER.
Le coffre ?
FRANÇOISE.
Non, monsieur Robert; tout rà coup voilà qu'il est devenu pâle, pâle. comme tout, parce qu'il s'est aperçu qu'il y avait laissé la clef. Il a vite couru chez lui en criant : « Je suis volé. je suis assassiné.»Hein ! qu'est-ce que vous dites de ça?
DUTERRIER.
Je suis sûr que c'est un bien honnête homme.
cela doit se voir sur sa figure.
ÉLISE.
Oh! oui, mon père!
DUTERRIER.
Je ne l'avais jamais regardé avec mon lorgnon, moi.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Vaëz Gustave Vaëz Le coffre-fort : comédie-vaudeville en 1 acte (1839)

FRANÇOISE.
A preuve, tenez. Vous savez bien ce fauteuil qui venait de l'ancien mobilier du salon, qui était au grenier, et que mon père vous avait demandé pour mettre dans la loge.
DUTERRIER.
Oui, j'ai eu la générosité de lui en faire don.
FRANÇOISE.
Un jour, monsieur Robert l'aperçoit, « Vendez - moi ce fauteuil, qu'il s'écrie. Combien en voulez-vous? -Mon père, de mauvaise humeur contre lui, répond:" Cent francs.-Les voilà I » Il donne cent francs, et il emporte le vieux fauteuil.
DUTERRIER, stupéfait.
C'est un antiquaire. Cent francs pour un vieux fauteuil ! ( à Élise.)
Source : Gallica

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