Résumé

La veillée de l'Oise, causeries du laboureur… (1841)

Il avait hâte de goûter du bonheur qu'il avait rêvé.
L'heure n'était pas venue, et il essayait d'avancer l'horloge.
Au premier mot de retraite, Yictorine se récria ; elle pleura même, et au bout d'un an de mariage, les larmes d'une jolie femme sont encore toutes puissantes. Eugène soupira, et dit: « J'attendrai ! » Mais il eut beau attendre, la fièvre du plaisir dévora Victorine plus que jamais.
Son amie d'enfance, Emma Darcy, femme légère et frivole, l'entraînait encore. L'enivrement était complet, la tête s'égarait, et qui pouvait dire que le cœur ne suivrait pas la tête.
Source : Gallica

La veillée de l'Oise, causeries du laboureur… (1841)

Eugène sortit plus profondément émue qu'il ne le laissait paraître : mais, au tremblement de sa voix, Victorine avait compris tout le mal qu'elle venait de lui faire. La jeune femme, que de mauvais conseils égaraient, n'avait été que légère, et son cœur était resté pur.
Au fond elle aimait toujours son mari. Mais Emma lui avait si souvent répété qu'elle devait dominer ; que tous les maris avaient une fatale tendance à la tyrannie; que c'était dans les premières années d'un mariage qu'on devait asseoir son autorité, sous peine de la perdre pour jamais
Source : Gallica

La veillée de l'Oise, causeries du laboureur… (1841)

A peine remise de la fatigue du bal de la veille, enveloppée dans une robe de cachemire, elle est mollement étendue sur une ottomane ; ses yeux sont fermés , elle sommeille ou rêve encore aux ravissements de la fête. Il n'y a qu'un demi jour dans la chambre de la belle dormeuse, et Eugène tire traîtreusement les rideaux.
— Que fais-tu, Eugène? s'écrie Victorine , en portant sa main sur ses yeux ; le grand jour me fatigue horriblement.
Source : Gallica

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