Résumé

Portrait de George Sand George Sand Quelques mères dans le beau monde

La nature ne fait rien de si laid que l’art ne puisse l’embellir ou l’enlaidir encore ; c’est selon l’artiste. Tout être humain est l’artiste de sa propre personne au moral et au physique. Il en tire bon ou mauvais parti, selon qu’il est dans le vrai ou dans le faux. Pourquoi tant de femmes et même d’hommes maniérés ? c’est qu’il y a là une fausse notion de soi-même. J’ai dit que le beau c’était l’harmonie, et que, comme l’harmonie présidait aux lois de la nature, le beau était dans la nature.
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Portrait de George Sand George Sand Quelques mères dans le beau monde

Pour ne pas faire une longue énumération des artifices de la toilette, je me bornerai là, et je dirai qu’en s’efforçant de faire disparaître les signes de la vieillesse, on les rend plus persistants et plus implacables. La nature s’obstine, la vieillesse s’acharne, le front paraît plus ridé, et la face plus anguleuse sous cette chevelure dont le ton emprunté est en désaccord avec l’âge réel et ineffaçable. Les couleurs fraîches et vives des étoffes, les fleurs, les diamants sur la peau, tout ce qui brille et attire le regard, flétrit d’autant plus ce qui est déjà flétri.
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Portrait de George Sand George Sand Quelques mères dans le beau monde

Une femme sans jeunesse ou sans beauté, c’est quelque chose qu’il faut chercher à estimer afin de lui pouvoir offrir un dédommagement. Mais cette vieillesse parée, cette laideur arrogante, ces rides qui grimacent pour sourire voluptueusement, ces lourdes odalisques surannées qui écrasent leurs frêles cavaliers, ces squelettes couverts de diamants, qui semblent craquer comme s’ils allaient retomber en poussière, ces faux cheveux, ces fausses dents, ces fausses tailles, tous ces faux appas et ces faux airs, c’est horrible à voir, c’est la danse macabre !
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