Max Waller

Résumé

Max Waller Jeanne Bijou

CHRISTINE Mon Dieu !
GASTON Un valet a vu, a entendu, a parlé : à l’heure qu’il est, sans en être sûr, on ne conte que cela dans le bal ; aujourd’hui l’on bavarde ; demain l’on s’étonnera s’il n’y a pas de dénouement. Tous les drames ont cela — même les comédies.
CHRISTINE (effrayée) Comment ! un dénouement ?
GASTON Pauvre naïve ! Vous oubliez les barbaries de notre monde !
CHRISTINE Vous allez provoquer Albert ?
GASTON Lui me provoquera.
CHRISTINE Mais vous ne pouvez pas vous battre ; c’est de la folie ; Gaston, je vous en supplie, aidez-moi, trouvons un moyen, une idée
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Max Waller Jeanne Bijou

ALBERT Tu as tort. Lorsque le monde éclabousse une femme d’un nom d’homme, il est du devoir de cet homme de défendre celle qu’on accuse.
GASTON Ceux qu’on accuse à tort n’ont pas à se défendre — et le monde peut parler.
ALBERT (violemment) Eh bien, je ne veux pas moi qu’il parle, tu m’entends ; je ne veux pas qu’il dise : M. Gaston de Cléry est l’amant de la comtesse de Morteroche.
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Max Waller Jeanne Bijou

ALBERT Parce que vous m’avez aimé, parce que vous ne pouvez pas ainsi briser notre vie à tous les deux ; il n’y a rien d’inoubliable ; aimer c’est oublier tout ce qui n’est pas l’amour, et nous pouvons aimer encore, Christine ; hors de là, tout est folie ; on ne détruit pas l’avenir parce qu’il y a une tache dans le passé ; on ne s’arrête pas sur la route parce qu’on a buté du pied contre un caillou, voyons, écoutez-moi, je me mets à vos pieds, vous êtes celle que j’aime...
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