Marceline Desbordes-Valmore,
Le Salon de lady Betty
“ Celui d’Adolphe ne palpitait pas sur ce mode riant ; c’était un amant tout entier, dont l’imagination jalouse et pénétrante ne considérait plus Christine que comme un trésor gardé par deux monstres propres à tuer toutes les espérances : l’ambition et l’avarice. Tandis qu’ignorante des desseins de son père, confiante dans l’amour de son bien-aimé parent, la fille candide d’un vieux courtisan ne voyait pas un nuage sur l’avenir, elle était au contraire singulièrement égayée par les bouderies de son amant, dont les yeux lançaient des flammes, sans qu’il osât se plaindre davantage. ”
