Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire AUX AUTEURS DE LA BIBLIOTHÈQUE RAISONNÉE, sur L’INCENDIE D’ALTENA

L’auteur de la lettre contre moi est seulement répréhensible, en ce qu’il m’attribue d’avoir dit positivement que la ville de Hambourg était coupable ; il devait distinguer entre l’opinion d’une partie du Nord, que j’ai rapportée comme un bruit vague, et l’affirmation qu’il m’impute. Si j’avais dit en effet : « La ville de Hambourg a acheté la ruine de la ville d’Altena, » je lui en demanderais pardon très-humblement, persuadé qu’il n’y a de honte qu’à ne se point rétracter quand on a tort.
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Portrait de Voltaire Voltaire AUX AUTEURS DE LA BIBLIOTHÈQUE RAISONNÉE, sur L’INCENDIE D’ALTENA

Mais j’ai dit la vérité en rapportant un bruit qui a couru, et je dis la vérité en disant qu’ayant examiné ce bruit je l’ai trouvé plein de fausseté.
Je dois encore déclarer qu’il régnait des maladies contagieuses à Altena, dans le temps de l’incendie ; et que si les Hambourgeois n’avaient point de lazarets (comme on me l’a assuré) , point d’endroit où l’on pût mettre à couvert et séparément les vieillards et les femmes, qui périrent à leur vue, ils sont très-excusables de ne les avoir pas recueillis : car la conservation de sa propre ville doit être préférée au salut des étrangers.
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