L’auteur de Marie, Revue des Deux Mondes
“ Voilà ce qu’on voyait dans cette cour étrange, Et comment, jeune encor, j’appris comme tout change. On m’ouvrit la maison. En montant l’escalier, Je me mis à songer à mes jours d’écolier, À cet âge où l’on rit, à cet âge où l’on joue, Quand les cheveux à l’air et le feu sur la joue, Ici je grandissais, et par quels habitans Nous étions remplacés après si peu de temps. Le monde m’apparut dans toute sa tristesse. Moi, loin de mon enfance et loin de ma vieillesse, Ainsi qu’un voyageur entre deux sommités, Je mesurais la vie à ses extrémités ”
