Voltaire,
LETTRE à MM. les auteurs des Étrennes de la Saint-Jean et autres beaux ouvrages
“ Je prends bien de la part à votre peine, dit Mme Formé, et je suis tout ébaubie ; car je vous avais fait crédit sur la parole d’un académicien de l’Académie, et d’un des plus illustres piliers du café de Procope. Ces deux illustres sont fort mes amis, ils mangent beaucoup de mes poulardes : non pas que je leur en fournisse, je ne suis pas si sotte ; mais c’est qu’ils dînent fort souvent chez un fermier qui me paye bien, et chez un marquis qui me paye mal. En vérité, ce sont des gens de beaucoup d’esprit. ”
