Résumé

Éloge de M. de Marivaux

Un oeil pénétrant appercevrait infailliblement, dans les écrits d'un auteur, l'efprit des sociétés par lesquelles il a débuté dans le monde : celle de M. de la Mothe était fans doute très - dangereuse pour M. de Marivaux. On y pensait communément que l'efprit suppléait à tout. C'est,avec de l'efprit que M. de la Mothe avait cru pouvoir remplacer les grâces de Quinault, la naïveté de la Fontaine & le sublime d'Homère. Ses partisans avaient introduit la coutume de jetter du ridicule fur l'érudiion ; ce qui les consolait du malheur d'en manquer.
Source : Gallica

Éloge de M. de Marivaux

C'eft peut-être ici le lieu d'examiner pourquoi un auteur si ingénieux a souvent péché contre le goût & quelquefois même contre la langue. J'en trouve plusieurs causes qu'il est à propos de faire observer au lecteur. M. de Marivaux, à ce qu'on peut juger , n'avait point fait de bonnes études; on pourrait même soupçon-
de M. de Marivaux: 5
ner qu'il n'en avait fait aucunes. On ne peut nier d'ailleurs qu'il ne fût né avec beaucoup d'esprit; ce qui, à la: vérité , ne suppose pas toujours mr goût infaillible.
Source : Gallica

Éloge de M. de Marivaux

Noue ne ferons point , à M. de Mari' vaux , le ton que lui ont fait les Libraires , en mettant au nombre de ses pièces de thêâtre le père Prudent, en cinq ailes, comédie de fa première jeuneffe , qui n'annonçait
n'annonçait de fes talens , la feule qu'il ais
écrite en evers.
Source : Gallica

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