Résumé

Auteur : Revue dramatique - 30 avril 1889

«Au théâtre, pour le public, une femme ne peut avoir appartenu qu’à deux hommes, un mari qui s’est conduit d’une façon abominable, cela va sans dire, et un amant qui adore cette femme, qui l’adorera jusqu’à la fin de ses jours, qui a toutes les délicatesses, toutes les grandeurs, et qui est prêt à mourir pour elle, c’est bien entendu. » M. Dumas ne faisait d’exception que pour la courtisane. Mais l’héroïne de Mensonges, Mme de Moraines, n’est pas une courtisane, c’est une femme du monde, — on nous le dit au moins, — et même du meilleur.
Source : Wikisource

Auteur : Revue dramatique - 30 avril 1889

Nous sommes devenus plus difficiles; un goût nouveau de la réalité s’est introduit même au théâtre; et, en fait d’inventions, nous en voulons qui en soient. Il y en a de puériles, comme celle de la pince à sucre ou du tire-bouchon perfectionné. Nous savons, d’ailleurs, que les grandes, les vraies, les seules qui doivent nous étonner ne sortent jamais, ou rarement, tout entières et tout d’un coup, du génie d’un seul homme.
Source : Wikisource

Auteur : Revue dramatique - 30 avril 1889

Mais M. Desroncerets, l’inventeur, dont le roman remplit un acte entier du drame, en exprime, lui, de faux, ou d’étrangement disproportionnés pour le moins, avec l’importance de ses inventions, et là, sans doute, est l’une des causes de ses déceptions ; — et de la nôtre. Ce grand homme, qui croit à ce qu’il appelle son génie, qui se compare lui-même à « Palissy, jetant ses meubles dans son four, » ou à « Cellini, jetant sa vaisselle dans son moule, » qui ne se reconnaît pas le droit de priver l’humanité du fruit de ses travaux, et de quel droit ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature