Jean le Rond d’Alembert,
Éloges historiques
“ Privées de jeu, de marche et d’effet, et par conséquent froides et insipides par elles-mêmes, ces comédies, si toutefois elles méritent ce nom, ne peuvent couvrir leur nudité qu’à force d’esprit ; et l’esprit, qui, déjà si peu commun, vient rarement quand on l’appelle, vit à peine un moment sur la scène quand il s’y montre seul ; il a besoin d’action et d’intérêt pour obtenir au théâtre un succès durable ; sans ce principe de mouvement et de chaleur, il ressemble à ce cheval de l’Arioste, le plus bel animal du monde, à qui il ne manque que la vie. ”
