Résumé

La Confession d'une jeune veuve

La valse, comme on sait, à l'amant favorable Rend la fière beauté quelquefois plus traitable; Sans même avoir l'air d'y penser, Dans ses bras mollement elle aime à se bercer.
A chaque pas que l'heureux couple forme, Tournant tous deux avec la même ardeur, Leur mouvement est uniforme, Et le cœur bat contre le cœur.
Source : Gallica

La Confession d'une jeune veuve

Je vous absous, ma fille, allez en paix!
A l'attentif dite adieu pour jamais, Èt pour le bien de votre conscience ; Que l'aimable cousin, votre premier ami, Soit dès demain votre second mari.
Réflexion morale.
La valse, à la pudeur, me paraît faire outrage : Pour se conformer à l'usage, Faire admirer la blancheur de son bras, Si de valser elle a la rage, Ma femme au moins voilera ses appas ; Ma fille ne valsera pas.
POUR UNE TRÈS-JOLIE DAME.
AIR : Du Petit Matelot.
J'ai vu beaucoup de soupirans Se disputer le cœur d'Hortense.
Chacun , par ses soins prévenans, Ose espérer la préférence.
Source : Gallica

La Confession d'une jeune veuve

Son air morne m'apprit que, du cousin, jaloux, Il osait se flatter d'être un jour mon époux.
Je l'avouerai, son fol amour me blesse; Le cher cousin a toute ma tendresse!
Et malgré mon projet de ne plus m'engager, Mon cœur, je le sens bien, court un nouveau danger.
Pour sortir d'embarras, conseillez-moi, mon père; Que votre charité me conduise et m'éclaire; Puissé-je mériter par ma contrition, Recevoir aujourd'hui votre absolution !
Conseils charitables du Révérend Père.
Par la nature à l'amour disposée, Ma fille, à la tentation , Malgré soi la jeunesse est souvent exposée
Source : Gallica

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