Delphine de Girardin,
Le Dévouement des médecins français et des soeurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone…
(1822)
“ D'adoucir quelques maux la secrète espérance Suffit pour triompher de leur propre souffrance : C'est aux plus menacés, c'est aux plus indigens, Que s'adressent leurs vœux et leurs soins diligens. De la plus jeune sœur le courage novice Demande à s'éprouver par un grand sacrifice : L'infortuné qui meurt au printemps de ses jours Pour elle a moins de droits à ses pieux secours : Qui sait, près d'un objet de tendresse et d'alarmes, Si la seule pitié ferait couler ses larmes? Ah! c'est à la vieillesse, à ce mal sans espoir Que l'enchaîne surtout un austère devoir. ”
