Résumé

Alfred Lévy Éloge funèbre de Mme M. Nathan… (1881)

Quand, il y a cinq mois, je m'éloignais de cette chère Communauté pour aller exercer mes fonctions pastorales dans la circonscription où Dieu et le devoir m'appelaient, j'étais loin de prévoir que je me séparais à jamais de l'amie sincère et dévouée à laquelle m'attachaient les liens de la plus étroite et de la plus respectueuse affection; j'étais loin de m'attendre que je ne reverrais plus la noble et digne femme dont la vie tout entière n'a été qu'une suite ininterrompue de bienfaits, la sœur bien-aimée en qui se personnifiaient, au plus haut degré, la bonté, le dévoûment, la charité.
Source : Gallica

Alfred Lévy Éloge funèbre de Mme M. Nathan… (1881)

Mes frères, nos sages songeant aux ravages que la mort ne cesse d'opérer dans nos rangs, disaient : « Pleurez sur ceux qui restent et non sur ceux qui s'en vont; aux uns l'éternel bonheur, aux autres l'agitation et l'angoisse. » Cette pensée contient une vérité profonde. Oui, mes frères, pleurons d'abord sur nous qui ne verrons plus cette femme vertueuse de l'Ecriture; pleurons sur ces pauvres vieillards, ces
nombreux orphelins privés de leur mère, et qui se demandent avec effroi qui donc remplacera auprès d'eux celle qui était leur Providence sur la terre.
Source : Gallica

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