Résumé

Gustave Grandin Les absents ont tort : comédie-vaudeville en un acte (1858)

CABOUR.
Une perfide, une coquette que j'avais la sottise d'aimer. (Paul fait signe à son oncle de se taire.) AMÉLIE.
Où avez-vous donc connu cette demoiselle qui a un nom si singulier ?
PAUL.
Dans un château des environs de Paris , sans doute.
CABOUR.
Oui, au Château-Rouge.
PAUL.
La couleur n'y fait rien. (A part, à Son oncle.) Il est inutile que ma femme sache qu'il y a un château rouge où l'on cultive des camellias de la nuance de Mlle Skarzenska.
AMÉLIE.
Tenez, mon oncle, vous devriez vous marier, cela vous corrigerait. Voyez Paul, lui aussi a fait des sottises autrefois.
Source : Gallica

Gustave Grandin Les absents ont tort : comédie-vaudeville en un acte (1858)

AMÉLIE.
C'est sans doute ton oncle qui revient du bal de l'Opéra.
PAUL, sautant sur son fauteuil.
Hein! du bal de l'Opéra, il y est allé ?
AMÉLIE.
Quel air effrayé ! Tu sais bien que M. Cabour, malgré ses cinquante ans, fait encore des folies. — Surtout, monsieur, que son séjour ici ne vous fasse pas déroger à vos habitudes ; il est libre, lui , il n'est pas marié. Quant à vous, songez que toutes vos soirées m'appartiennent. (On sonne de nouveau.) Ah! c'est juste, j'oubliais notre oncle; faites-lui de la morale sur sa conduite, je vous laisse ensemble.
Source : Gallica

Gustave Grandin Les absents ont tort : comédie-vaudeville en un acte (1858)

MAURICE.
Un soufflet. Ah! oui, je me rappelle. (Riant.) L'aventure est assez originale.
CABOUR.
Ah ! vous trouvez cela original ; nous allons voir si vous en rirez toujours.
MAURICE.
Monsieur Cabour, j'excuse votre vivacité, je reconnais l'accident qui vous est arrivé, mais je n'en suis pas l'éditeur responsable.
CABOUR, tirant de sa poche un mouchoir bien plié.
Connaissez-vous ceci ?
MAURICE, à part.
Grand Dieu ! le mouchoir d'Amélie. (Haut.) Monsieur je conçois votre colère. Mais je ne suis pas aussi coupable que vous
le pensez.
Source : Gallica

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