Marcel Remy

Résumé

Marcel Remy,  Pour les voleurs

“ Quand je veux demander à ma tante, elle crie toujours :
Taihive, mâlhereux ! Et elle regarde de tous les côtés, en faisant des yeux pour savoir si on n’a pas entendu. Alors, on ne peut même pas en parler, des voleurs. Sans doute qu’ils savent tout et écoutent tout ce qu’on raconte. J’ai encore plus peur, moi, paraît.
Le gros Baiwir a venu passer la sise ; on a mis des marrons à petter sur la stoufe ; c’est mon oncle qui les crenne lentement, un à un, avec son fiemtai.
”
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Marcel Remy,  Pour les voleurs

“ Qu’il est long l’escalier ; je ne sais plus si ma tante monte ou descend parce que les grés, il me semble, wignent toujours plus fort. J’ai si peur !
Mon oncle ferme les volets et il met la barre de travers. Puis nous allons à toutes les portes et il pousse les verrous en mettant la lanterne tout près pour voir. Avec leurs verrous poussés dans le mur les portes ont l’air solide et méchant, et je ne les reconnais presque plus parce qu’elles me semblent autrement que du jour. Par en dessous il vient du vent ; ça houle si fort comme une bête qui souffle avec sa gueule en poussant, pour entrer.
”
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Marcel Remy,  Pour les voleurs

“ Ah ! quel bonheur. Trop tard pour aller à l’école. On a oublié de venir me faire lever, et ils sont tout le temps à se disputer près du poli, et ma tante répète toujours qu’elle l’avait bien dit, que les voleurs viendraient. Puis ils disent que ce doit être Groubiotte ou bien Gigot, ou bien les deux.
Il fait si clair dans la chambre, il y a du soleil à terre, un grand carré, et les mouches jouent dedans. Moi je m’amuse à faire tourner les barreaux de mon petit lit.
”
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