Résumé

Catherine Marié, histoire véritable en deux parties… (1861)

Que de larmes sa pauvre tante Maingaud a versées ! que de nuits elle a passées sans sommeil ! Dieu n'a pas voulu qu'elle fût brisée dans son zèle, Dieu ne laissera pas ses fatigues, ses soins sans récompense.
Et Maingaud prenait sa part des fatigues, des soins, et Marié le tuteur assistait froidément à l'agonie de sa pupille.
Les gens de la campagne croient que les jeûnes, les pèlerinages vers des lieux saints, sont favorables à la guérison des maladies. La femme Maingaud a jeûné trois vendredis de suite au pain et à l'eau, à l'intention de sa nièce.
Source : Gallica

Catherine Marié, histoire véritable en deux parties… (1861)

Catherine revint à Villechère, quitta sa marraine et alla demeurer chez la dame qui la protégeait, en attendant qu'elle fût placée.
Elle vint peu souvent chez les époux Maingaud; mais quand elle s'aperçut que l'on cherchait à l'éloigner de ces bons parents , de cette demeure où Dieu l'avait visitée si miraculeusement, alors ses visites furent plus fréquentes. Là chez ses oncle et tante Maingaud , c'est le langage de la vérité qu'elle entend. Ce qu'on lui dit n'est pas dicté par l'intérêt, mais par une véritable affection.
Source : Gallica

Catherine Marié, histoire véritable en deux parties… (1861)

M. le curé de Saint-Chartier avait visité Catherine au mois d'octobre précédent.
Prévenu de ce qui était arrivé, il vint le 26 janvier et s'assura que les faits annoncés étaient vrais. Il parla longtemps à l'enfant, et depuis vint souvent la voir ainsi que son tuteur Marié.
Elle avait parlé le 24 janvier, elle marcha le 14 février; il y avait près de six mois qu'elle n'avait rien mangé, qu'elle n'avait vu le soleil.
Les voisins pensaient qu'elle n'aurait pas assez de force. —Dieu l'a fait parler, disait Maingaud, il la fera marcher !
Source : Gallica

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